EP. 03 Le Marketing Cause – Ambre Cerny, Directrice de la Communication de Techfugees

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Ce que l'on apprend dans cet épisode :

Comment sa raison d’être est présente dans chaque action menée par l’équipe

Comment dire non aux sollicitations extérieures pour se recentrer sur son activité et son développement

Comment gérer un modèle économique hybride à mi-chemin entre l’ONG et la start-up

Comment gérer des centaines de bénévoles localisés dans 18 pays en étant basé à Paris

Ce podcast est un peu plus long que les précédents, et traite davantage de la raison d’être et de la manière de développer son activité autour de cette raison d’être, c’est pourquoi il y a peu d’éléments chiffrés, et plus de réflexions autour de la définition des objectifs et des priorités de l’organisation. 😉

 

A propos de Techfugees

Techfugees est une organisation internationale dont le but est de mettre la tech au service des réfugiés, des demandeurs d’asile et plus largement des “déplacés”. L’ONG pense en effet que demain, il y aura des déplacés climatiques dans de nouvelles régions du monde, et que la gestion de ces flux humains pourra être aidée par la tech. 

Techfugees est née spontanément en 2015, suite au lancement d’un appel à la communauté tech sur les réseaux sociaux par Mike Butcher, le fondateur de Techcrunch, bouleversé par la photo de Aylan, jeune enfant réfugié mort sur une plage turque. 

Elle réalise sa mission au travers de programmes, de conférences ou encore de hackatons, organisés partout dans le monde avec les populations locales et les réfugiés. Techfugees n’a plus à se présenter, elle n’a donc pas de problématique de notoriété.

Ses challenges se situent plutôt au niveau de sa pérennité, et de sa capacité à générer une activité économique lui permettant de ne plus reposer uniquement sur la recherche de dons. Ce sont les solutions mises en place et envisagées dont on a causé avec Ambre.

Start-up ou ONG ?

C’est toute la question pour Techfugees, modèle hybride d’ONG incubée à Station F. 

Son défi est simple : réussir à remplir sa mission, sans être dépendante des dons. 

A son arrivée, Ambre a commencé par apprendre à dire non aux sollicitations perpétuelles qui étaient faites à Joséphine Goube, CEO, femme de réseau inspirante qui a passé les premières années de Techfugees à voyager, pour former les chapitres des différents pays aux méthodes de l’ONG. 

Les chapitres sont les entités locales de Techfugees, présente dans 18 pays et réunissant plusieurs centaines de bénévoles à travers le monde. 

Dire non était essentiel pour réussir à se poser à et se demander sincèrement ce qu’elles voulaient, et surtout comment elles pouvaient être pro-actives pour effectivement avoir un impact auprès des populations réfugiées. 

Elles ont ainsi réussi à définir 2 grands objectifs : 

*Construire un écosystème de solutions techs par et pour les réfugiés*

*Faire de l’industrie tech a travers le monde un milieu plus ouvert et accueillant pour les réfugiés*

Désormais, chaque action menée, ou conférence animée, doit faire avancer d’une façon ou d’une autre l’ONG vers ces 2 objectifs, sans quoi elle sera déclinée. Les choses sont faites dans l’ordre et avant d’envisager la moindre action les questions suivantes sont posées : 

Combien de temps ça prend ? 
Est ce que ca touche la cible des réfugiés ?
Ou des gens de la tech sensibles au message de Techfugees qui peuvent embaucher ?
Ou encore des donateurs, ou des étudiants qui participeront aux prochains hackathons ?

C’était très intéressant de voir comment cette ONG fonctionne en sens inverse par rapport à nombre de créateurs d’entreprises / TPE / PME / Associations, qui peinent à se faire connaitre. 

Comme l’explique très bien Ambre, Techfugees n’a pas besoin de se faire connaitre, les gens avec qui elle travaille savent qui elle est, c’est un capital énorme. 

L’enjeu est donc bien de développer un modèle économique viable, et d’avoir un impact de plus en plus fort pour les populations réfugiées. 

Pour cela, un travail a été fait pour mettre l’accent sur les actions menées, comme le programme Fellowship pour les femmes réfugiés, avec un objectif de 100% de femmes embauchées à la fin du programme, des hackathons menés dans plusieurs pays avec à chaque fois au moins 50% de réfugiés participants, ou encore un sommet international organisé annuellement.

Pour communiquer autour de ces actions :

– un réseau qui relaie activement 

– une communication simple et efficace, pour tenir informés ceux que ça intéresse des avancées concrètes

– des réseaux sociaux actifs

Pour améliorer les événements organisés par les différents chapitre dans le monde, un Wikipédia interne avec le partage des méthodes, un Slack pour les échanges de tous les jours (les mails internes sont bannis), et un Skype géant régulier permettant d’échanger les expériences positives et les erreurs commises avec les autres membres des chapitres.

Pour conclure, Ambre conseille d’avoir une communication simple, sincère et positif. Les gens n’ont pas envie qu’on les culpabilise.

Et pour elle, « ça ne sert à rien de faire des trucs si personne ne le sait », il ne faut pas avoir peur de la communication, tant que vous dites la réalité, ce que vous faites vraiment.

Ambre recommande

Pour retrouver des exemples concrets de projets accompagnés par Techfugees, c’est par ici avec les 5 Lauréats :

Refugees are, comment les médias parlent des réfugiés dans le monde ?

Taqadam, start-up qui fait travailler les réfugiés en remote

Antura, jeu vidéo pour apprendre les langues aux enfants réfugiés

Shifra, pour aider les femmes réfugiés qui arrivent en Australie à avoir des informations sur la santé (planning familial etc)

Integreat, application permettant de trouver toutes les informations quand on arrive dans une ville en Allemagne en tant que réfugié

 

Et pour finir sur un tout autre sujet,

Viens voir mon taf, une association qui permet aux jeunes qui n’ont pas forcément un réseau familial important, de découvrir un métier qui les intéresse pendant leur stage de 3e 

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